Projets
Un spectacle musical, un duo de musique de chambre, un festival. Dossiers complets et fiches techniques sur demande. Les huit programmes de concert sont réunis sur leur propre page.
Spectacle musical · Cie Le Bruit qui Pense · 1 h 30 sans entracte
L’âge d’or de Broadway, des années 30 aux années 50 — un spectacle où le chanteur et les six instrumentistes sont aussi les acteurs.
New York, de nos jours. Samuel Jourdan, jeune ténor français, hérite d’un petit théâtre de son grand-père — le « French Lover » des années d’or d’Hollywood. Il y trouve une partition, la fredonne, et les fantômes du lieu reprennent vie : les musiciens sortent des caisses, le grand-père réapparaît sur l’écran. S’engage alors un dialogue surréaliste entre le Sam de l’écran et celui de la scène.
Des séquences filmées, tournées à New York et spécialement créées pour l’histoire, font interagir les personnages projetés et ceux du plateau. Sur les musiques de Gershwin et Weill, dans des arrangements pour voix, quintette à vent et piano.
Nous avons choisi de construire ce spectacle autour des musiques de Kurt Weill et George Gershwin, deux créateurs incontournables de la musique du XXe siècle, dont les destinées se croisent et se répondent sans jamais se laisser enfermer dans aucune esthétique musicale.
Gershwin et Weill situent leurs musiques à la croisée des mondes du classique et du jazz, et parviennent à conjuguer sans opposer musique populaire et savante. Tous deux ont composé de grandes formes classiques, mais aussi des songs, des revues et des shows. Ils savent mieux que personne façonner des mélodies envoûtantes et simples — en apparence — mais peuvent aussi créer des alchimies harmoniques d’une rare complexité.
Les instruments. Les couleurs, les timbres et les sonorités de Weill et Gershwin partagent la même capacité à relier des mondes supposés distincts. On pense aux paradoxes de certaines de leurs œuvres : instrumentations précises et très reconnaissables — l’instrumentarium si typique de L’Opéra de quat’sous, les quatre klaxons parisiens d’Un Américain à Paris, le glissando mythique de clarinette qui ouvre la Rhapsody in Blue — elles ont pourtant été reprises sans perdre de leur pouvoir de séduction par des formations très diverses.
Dans la préparation musicale de ce spectacle, nous avons décidé de cultiver cette ambiguïté féconde, en cherchant comment présenter d’une manière fidèle mais non littérale les chansons des deux compositeurs. C’est le piano d’abord qui s’impose à eux comme point commun et central de leurs deux vies de musicien : il a donc toute sa place dans le spectacle. Connaissant également leur goût prononcé pour les instruments à vent, un quintette — flûte, hautbois, clarinette, cor et basson — complète l’instrumentation de sa riche palette sonore.
Les arrangements. Le choix des arrangements obéit à la même logique paradoxale qui rythme le travail de Weill et Gershwin : celle du lien entre authenticité et actualité. Pour plonger les spectateurs dans les atmosphères originales des songs, il a fallu mener un travail d’écoute et de recherche minutieux, en s’appuyant sur les partitions d’époque et sur les enregistrements réalisés par les compositeurs eux-mêmes — Weill chantant Speak Low, Gershwin au piano dans un enregistrement de Rhapsody in Blue.
Pour autant, cette rigueur ne saurait sacrifier le principe de liberté créatrice constitutive de ces songs. Chacune des orchestrations a donc été ré-imaginée sur mesure — et en mesure — afin de les adapter aux inventions scéniques de Jean-Michel Fournereau, à la verve vocale de Cyrille Dubois et aux tribulations jubilatoires des musiciens de l’ensemble ArteCombo.
Michaël Ertzscheid et Frank Sibold
« Les arrangements très réussis pour quintette à vent et piano. »Classica — 4 étoiles
« Une mise en scène rythmée et pleine de peps. »Opéra Magazine
« Un album qui swingue. »France Inter
« Un véritable tourbillon musical. »Froggy’s Delight
Teaser du spectacle
Présentation vidéo plus détaillée (EPK)
Théâtre impérial de Compiègne · © Léo Jean Joachim
Le disque — NoMadMusic NMM115 · 13 septembre 2024 · 18 titres, 1 h 02 · 5 Diapasons, 4 étoiles Classica
Duo violon et piano · disque paru en mai 2026
Huit compositeurs chassés d’Europe, devenus les architectes du son hollywoodien.
Korngold, Steiner, Waxman, Rózsa, Tiomkin, Berlin : des musiciens que l’exil a menés d’Europe centrale aux studios de Los Angeles, et qui y ont inventé la musique de film telle qu’on l’entend encore. Quinze arrangements pour violon et piano, signés par les deux interprètes.
Quatrième volet du duo avec Isabelle Durin, après Romantisme hébraïque, Mémoire et cinéma et Un violon dans l’Histoire — dix-huit ans de travail commun autour de la mémoire et du cinéma.
« Isabelle Durin et Michaël Ertzscheid en révèlent toute la beauté. »La musique de film
« Un pur bonheur musical, par une approche repensée et ré-orchestrée. »Cinéma Radio
« Une connexion particulièrement intime avec ces pièces. »Pizzicato — 4 croches
« Moins un panorama historique qu’un salon musical intime. »Film Score Monthly
« Le piano, lui, n’accompagne pas. Il organise. »Sababa Medias
À la radio : France Inter, Delmas fait son cinéma · RTL, Pop Ciné · podcast Total Trax
Teaser du disque
En concert avec projections d’images
NoMadMusic NMM132 · 22 mai 2026
Festival · Sud-Manche, Normandie · depuis 2024
Faire vivre la musique de répertoire en milieu rural, en allant vers les habitants.
« Les Musicales de la Sélune » est un nouvel événement musical basé dans le Sud du département de la Manche, en Normandie. Né de la rencontre de musiciens amis et composé du Quintette à Vent ArteCombo, du pianiste Michaël Ertzscheid et du ténor Cyrille Dubois, ce temps musical a la vocation d’apporter la musique de répertoire dans le territoire du bassin de la Sélune, où plusieurs membres ont élu domicile.
Ces musiciens partagent le goût de tous les styles de musiques « classiques ». Ils n’hésitent pas à casser les codes pour faire connaître de façon ludique et pédagogique la multiplicité d’œuvres qui composent le répertoire. Du baroque à la création contemporaine, des grands classiques aux confins de la comédie musicale et du rock, ces musiciens sortent des salons pour venir au contact du terroir et rendre accessible la grande musique à tous.
Le festival 2026 en images